Un artiste au centre d’une ville de contrastes

Pushkar, lieu sacré et chantant, où les touristes défilent plus stylés les uns que les autres…

Minis shorts et babas cool côtoient les indiennes en saris, les vaches et les vendeurs de chichons. Dans les rues où les commerces de fringues et de souvenirs s’entassent et tentent sans cesse de vous attraper au passage; c’est la chasse aux meilleures prix, à la plus belle paire de boucles d’oreilles.

Cette catégorie de touristes, plutôt débridée, viendrait des plages du Sud apparemment connues pour leurs cocktails, leurs plages, leur extravagance.

IMG_0507

Pushkar, malgré son statut de point de chute de ses masses d’étrangers, renferme encore des endroits apaisants où les locaux viennent faire leurs ablutions et prières au lac. Sur les gâths une atmosphère mystique règne, étrange et tranquille. Nous nous installons en campagne non loin de là.

Entre les fêtards et les adeptes de yoga, certains viennent aussi dans la ville pour faire leurs premiers pas entant que musiciens.  Ces voyageurs, on les retrouve partout en Inde. Beaucoup décident, curieux, de s’intéresser à la musique indienne, d’autres viennent régulièrement et certains passent plusieurs mois en Inde pour une formation de longue durée. Ils peuvent facilement trouver toute une série de professeurs indiens qui se proposent de vous initier à l’harmonium, aux tablas, à la sitar…

 Screen Shot 2014-04-26 at 14.32.43

Vini en plus d’être un musicien confirmé est le fondateur de la Krishna Music School. Le nom fait grandiose mais c’est en réalité dans une piécette sans prétention que nous l’avons rencontré. Au centre de la ville, un temple protégé dans la cohue environnante par une enceinte de murs, se tient, majestueux. Sur cette place, des notes approximatives se cachent derrière un rideau usé. Une élève israélienne s’exerce à l’harmonium.

Nous reconnaissons Vini, le chanteur du groupe Chokhi que nous avions apprécié quelques jours plus tôt sur la scène aménagée dans le cadre du Holi Festival. Très vite, l’artiste marque son intérêt pour le projet et accepte volontiers de faire partie des musiciens présentés par The World Music Tour.

Screen Shot 2014-04-26 at 14.21.33

Nous montons sur les toits avec deux de ses compères, il souhaite nous faire découvrir une de ses compositions, son adaptation d’une ballade traditionnelle du Rajasthan.

C’est l’histoire d’une femme qui demande à son mari de lui ramener quantité de citrons de son voyage en ville. Nous repensons alors à William le rasta qui, dans une de ses chansons, demandait de ramener du lait, du rhum et de l’herbe si vous alliez faire un tour à la campagne.

Vini joue, avec ces mimiques rigolotes et ses sourires, accompagné par Laxminarayam sérieux avec ses mini-timbales et Goury, percussionnistes que nous croisons à nombreuses reprises dans les rue de Pushkar. Il transmet sa passion du Dolak.

Une réflexion sur “Un artiste au centre d’une ville de contrastes

  1. Pingback: Dans les rues animées de Kathmandu | The World Music Tour

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Gravatar
Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s