Dans les rues animées de Kathmandu

Kathmandu, ce nom de ville m’a toujours vendu du rêve. Mon esprit a souvent vu apparaitre des montagnes mais aussi les images des Triplettes de Belleville, ce film d’animation qui swing avec une bande originale interprétée par Matthieu Chedid rimant avec les mots “rendez-vous” et “Kathmandu”.

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Après avoir passé la frontière par voix terrestre, nous obtenons notre visa sans peine. Une quinzaine de minutes, une trentaine d’euros par personne et nous voilà “népalais” pour un mois.

Kakarbhitta est une ville de passage. On trouve rapidement la station de bus où des véhicules de toutes catégories attendent les voyageurs : direction Kathmandu où ailleurs…

Mini vans peu engageants, bus moyens colorés, Big bus et BIG BUS DELUXE du genre tout confort et pas tellement plus chers. Fatigués, nous optons pour l’un de ces derniers. La route risque d’être longue, 12 heures sur des pistes, parait-il, pas en bon état.

On ne se rappelle plus vraiment, on a du dormir, ce qui veut dire que ce n’était pas si terrible. A part l’eau, les cacahouètes gratuites et ce film d’amour un brin débile en hindi qui flotte dans nos mémoires, nous gardons le souvenir des paysages de fin de journée lorsque nous énumérions les différences qu’on rencontrait par rapport à l’Inde. Arrivés à Kathmandu les rabatteurs d’hôtels et taximen habituels nous sautent dessus. Nous agrippons le premier bus local qui s’arrête à peine, les laissant un peu déconfits derrière nous. Ils ont perdus leurs clients dans la cohue de la capitale.

Dans les rues de Thamel, le quartier touristique de Kathmandu, nous retrouvons une sorte de Pushkar (Cf. article Inde) dans le défilé de mode improvisé par les touristes et par la quantité de brols vendus dans la multitude d’échoppes. Seule différence ici, les contre-façons Northface, Quechua et Teva sont à l’honneur. Aux touristes stylés, viennent s’ajouter des voyageurs qui font partie d’une autre catégorie que celles rencontrée en Inde. Nous croisons en effet davantage de familles et trekkeurs venus s’attaquer à quelques sommets.

Nous trouvons alors une Guesthouse pas trop cher. Elle pue un peu, l’eau coule des étages et inondes les paliers faits de moquettes grises qui se gorgent d’eau. C’est sombre, la chambre sent la cigarette humide qu’on aurait réchauffée au micro-onde, pourtant, elle a ce petit « je-ne-sais-quoi » qui lui donne un certain charme; peut-être les draps propres où la salle de bain propre, trop propre pour une salle de bain commune…

A peine installés, nous nous rendons à la House of Music où nous retrouvons Laetitia, une expat’ cominoise (ville natale de Robin). C’est là que nous rencontrons Ooga Chaka, un groupe “belgo-serbe-marocain-hispano-français”, formant un orchestre des plus vivant, lancé dans un projet de voyage entre le Népal, Madagascar et la Colombie. Le groupe est formé de neuf jeunes partis à la rencontre des enfants et adolescents en situation difficile. Ils utilisent la musique comme un outil pédagogique visant le développement personnel de ces jeunes qui vivent dans des pays en voie de développement.

Ils partent demain. Pour leur dernier jour à Kathmandu la fête est là et nous aussi !

Nous avons rencontré la bande de joyeux lurons et échangé sur nos expériences. Eux parlent du Népal, nous de Madagascar. Ils projettent de s’installer quelques temps à Antsirabé à l’auberge de Chez Billy. C’est rigolo, nous y avons nous-même passé quelques temps.

On parle des artistes qu’on a filmés : Oladad, Jean-Emilien, Imiangaly et Rolf. Nous commentons nos projets respectifs et repérons nos points communs.  C’est toujours intéressant de rencontrer une équipe de voyageurs partis avec un projet en poche, plus que ça, avec une passion commune pour la musique. Tout comme nous, ils écrivent des cartes postales à ceux qui les soutiennent.

Vient ensuite pour eux le moment de jouer dans les rues afin d’attirer leur public jusqu’à la scènette de la House of Music. On leur emboîte le pas.

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Cette rencontre, après la longue route depuis le poste frontière, nous ranime. On apprécie cette ballade nocturne en rythme.

Quelques heures et nous voilà déjà avec des artistes dans la boîte.

Cette rencontre d’abord par sa totale spontanéité est différente des précédentes. Le côté imprévu apporte un nouveau dynamisme, des décors différents et une autre manière de s’organiser quant à la prise de vue. Tout va très vite dans nos esprits et on se laisse prendre par une motivation non-calculée.

La réalisation de la vidéo qu’on vous propose s’est organisée dans les rues et en mouvement. Nous avons suivi les musiciens caméra au point et enregistreur à la main, avançant à reculons dans les rues bondées et bruyantes de la capitale asiatique. Devant, de côté, derrière, on court pour les rattraper et les filmer encore au prochain tournant. On évite les passants, les étalages, les policiers, les tuk-tuk. Un bordel monstre, c’était top !

Dès le lendemain, ils partent continuer leur projet et nous le nôtre….

Les membres du groupe :

Damien – Trompette
Florentin – Trombone
Olga – Clarinette
Jonas – Cocktail Drum
Salma – Saxophone Ténor
Nicolas – Guitare
Olivier – Saxophone Bariton
Camille – Sousaphone
Ana – Percussions

Pour en apprendre davantage sur leur projet n’hésitez pas à consulter leur site internet : http://www.ooga-chaka.org/

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