Bangkok vue de l’ouest

Je me souviens des tous premiers jours passés dans la capitale thaï, il y a plus de trois ans maintenant. Bien avant notre projet de faire le tour de la terre, nous étions tombés amoureux d’une ville aux extrêmes qui ne donne pas de répit à l’observation.

Bangkok …, rien qu’à prononcer son nom, des odeurs nous reviennent, des couleurs de néons, des images de viandes exposées à même le sol, des sons d’une langue qu’on souhaiterait tellement baragouiner davantage.

Cette fois-ci, nous avons retrouvé « l’effervescente Asie » sur notre itinéraire après presque 6 mois de voyage. Nous ne sommes pas restés bien longtemps, juste assez pour découvrir le Blues Bar. Le groupe, The Vintagers, y jouait ce soir-là. Après une première rencontre, nous leur promettions de revenir 3 semaines plus tard pour les inclure au projet.

Entre temps, nous décidions de découvrir le Cambodge et le Laos. Ce n’est que deux mois plus tard que nous remettions les pieds dans ce café qui nous avait tant charmé.

adhere-13-blue-bar3

Nous étions à nouveau “chez nous”, car c’est un peu comme ça qu’on considère le quartier Theewet. Après avoir été des nomades pendant plus de 32 semaines, à voir chaque jours de nouvelles choses; se sentir un peu comme à la maison dans une ville que beaucoup considère comme un sacré foutoir, c’est une sorte de privilège.

Ce soir là, The Vintagers, mettait le feu.

Wim - The Vintagers (Thaïlande)

Whim – The Vintagers (Thaïlande)

“Yes, we were waiting for you guys…” 

 

Whim, Haroon, Poon et Volt nous ont fait voyager des Etats-Unis à l’Asie avec leur musique aux notes jazzy, aux influences blues, boogie-woogie et thaï. Une reprise qui pète de Muddy Waters “Got my Mojo working”, mais aussi leurs propres compositions : en thaï cette fois.

อยู่ที่ใจEu Tee Jai

 

Whim Jingjit – Guitar & Vocal / Haroon – Drum / Poon – Bass / Volt Jingjit – Violin

Le Blues Bar

Sans Mister Pong et son établissement, le blues perdrait l’un de ses repères. Chaque jour de la semaine a son artiste, le patron déganté offre l’opportunité au public local et quelques touristes de découvrir les artistes actuels, et pas des moindre.

« Nous jouons ici depuis un certain temps, on aime vraiment l’endroit. Sans Mister Pong (propriétaire), je pense que je n’aurais jamais commencé à jouer du blues. Il est notre professeur, notre mentor. Ici, il connecte les gens autour de la musique. En nous laissant jouer dans son bar, il nous a donné une chance. » 

Chaque mercredi soir The Vintagers se retrouvent ici.

Cette fois nous retrouvions des amis d’un soir. On s’étonne encore à quel point le voyage et notre projet nous permet d’ouvrir des portes.

Aujourd’hui ce que l’on sait c’est qu’on y retournera, sans doute un mercredi.

Interview - Wim (

Interview 

Whim nous raconte…

« The Vintagers c’est une histoire qui remonte à quelques années déjà, nous étions amis et musiciens. « 

« Notre musique trouve sa source dans le blues qui n’est pas juste un ensemble d’accords spécifiques. »

                    « Je pense que le blues c’est bien plus que ça, cette musique a une âme.« 

 

Etre musiciens en Thaïlande… 

 

« Notre vie de musiciens est plus ou moins rentable, mais notre premier objectif n’est pas de gagner de l’argent. On participe à pas mal d’événements et parfois quelques concerts de bienfaisance. « 

« On donne ce qu’on a : nos mains, nos pieds, notre musique, c’est ça qu’on aime dans notre métier. »

 

La musique en Thaïlande … 

 

« La musique en Thaïlande c’est comme partout, il y a plein de styles différents. Le roi occupe d’ailleurs une place importante dans le monde de la musique pour les thaï. On dit que c’est lui qui a apporté le Jazz et le Blues dans le pays. C’est un excellent musicien et compositeur, il a une grande influence. »

« D’apparence, la musique traditionnelle thaï peut paraître totalement différente d’un blues ou du rythm’n’blues des noirs américains, et pourtant…, 

ce que je trouve génial, c’est qu’on y retrouve les même thèmes. Les chansons populaires traditionnelles parlent de la difficulté quotidienne de la vie rurale, les champs, les cultures du riz, les amours du village, etc… Les gens chantent ce qu’ils connaissent. Ce qui n’est pas si différent du blues et d’autres musiques traditionnelles à travers le monde où l’on parle des mauvais coup du sort. »  

« Je pense que la musique en Thaïlande va mieux. Ce que j’aime c’est qu’il y a de moins en moins de copies. Beaucoup de musiciens tentent de trouver leur propre style…”

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Gravatar
Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s