Une épopée musicale au coeur de la Nouvelle Orléans

La Nouvelle Orléans n’est pour sûr, pas à l’image d’une Amérique qui flotte dans nos esprits. Loin de l’idée qu’on peut se faire de ces drôles d’Etats-Unis, il existe un ville à l’architecture latino-créole qui explose en mille couleurs au creux de la Louisiane.

Dans les rues perpendiculaires, qu’on parcourt à coups de pédales, des galeries d’arts et vieux entrepôts, repris par des artistes underground, ouvrent leurs portes sur une vie culturelle foisonnante.

Des rocking chairs balancent sur des porches mauves, jaunes, verts, … des lierres grimpent sur les balcons en fer forgé du quartier français, des fontaines, des magasins vintage qui proposent des robes des années 20.

La musique résonne du matin au soir dans les dizaines de bars et Jazz Club. Elle se disperse dans les rues du quartier français jusqu’au plus vieux quartier de la ville que certains connaissent peut-être : Treme.

Ici, on ne dort pas monsieur! On rit, on chante, on danse dans les rues. L’ambiance c’est vous, c’est lui et moi aussi !

Un saxophone pleure, bientôt rejoint par d’autres musiciens qui passaient par là. Il y a de la place pour tous et si tu hésites encore un peu quand il s’agit de souffler dans ta trompette, viens quand même sur scène et fais partie de la fête!

Ici, les musiciens c’est comme une grande famille, ils se connaissent presque tous…

Il faut, je pense, le voir pour le croire et le vivre pour ressentir pleinement l’atmosphère qui règne sur ce petit monde à part.

Les noctambules déambulent dans les rues, passent d’un jazz bar à l’autre pour découvrir l’effervescence du soir. Le jour, on se promène au rythme des artistes de rue, on s’arrête, on continue.

Les locaux se saluent, des artistes peintres, diseurs de bonne aventure, installent leur échoppe le long de Jackson Square.

Un peu plus loin un duo bicolore et bi-instrumental a ouvert son étui rigide pour récolter quelques dollars. Ils animent la place au son d’une trompette, d’un banjo, d’une voix. On profite d’une brève pause pour les aborder et leur proposer de faire partie de notre aventure.

Ils en sont! Nick Snyder et Branden Lewis du groupe The Swamp Kitchen 

site internet : http://www.swampkitchen.com/

Ce nom étrange The Swamp Kitchen, qu’on pourrait littéralement traduire comme “Les Cuisines du Marais” a une connotation bien locale. Il suffit de jeter un oeil sur une carte de la région ou de regarder l’un des derniers Disney : La Princesse et la grenouille pour découvrir que NOLA (Nouvelle Orléans) est au coeur d’un marécage étendu; où alligators et mousse espagnole font des cyprès centenaires leur terrain de jeu.

D’autres artistes y ont trouvé leur inspiration pour nommer leur groupe. Par exemple, The Swamp Donkeys où « Les Ânes du Marais », que nous avons rencontrés une après-midi à La Maison Bourbon. C’était en plein centre du French Quarter.

On vous propose ici de passer la porte d’entrée d’une des enseignes les plus réputées pour les artistes qu’elle produit. A l’heure de la sieste, par une chaude après-midi louisianaise, les musiciens nous bercent en reprenant un titre Steve Martin, Tonight You Belong To Me.

Que la fête continue… 

Comme nous vous l’avons affirmé, la ville musicale ne déchante jamais. On vous emmène alors vers notre dernière destination, à l’autre bout de la Nouvelle Orléans dans un quartier retiré où la Second Line bat son plein un dimanche après-midi…

Le concept est vieux comme une grand-mère qui swing. A l’image des danses traditionnelles d’Afrique de l’Ouest, The Second Line est une parade qui accompagne les processions funéraires, mais aussi les après-midis barbecue, célèbre la liberté des noirs américains, en passant par Mardi Gras … Aujourd’hui toute occasion est bonne pour mettre en place de tels cortèges dansant qui rassemblent tous les amateurs de jazz.

La First Line, ou première ligne, comprend les artistes et groupes officiels de musiciens et danseurs. Les habitants, plus qu’investis dans la parade et qui représentent toute la quintessence de l’évènement, forment une « Second Line » explosive qu’on ne peut s’empêcher de suivre… Elle se forme et s’amplifie au son de l’orchestre itinérant qui attrape les gens au passage…

Si vous les croisez, considérez-vous chanceux car, d’une part vous êtes dès lors assurés de passer un bon moment, plus que typique, à la Nouvelle Orléans, mais aussi car, difficile de prévoir : l’heure et le lieu de rendez-vous ne sont rarement révélés que quelques dizaines de minutes avant le départ.

 Voici un petit aperçu :

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